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  • Sophie

Warrior

Je me suis beaucoup demandée si j’allais assurer en tant que maman solo.

Et puis j’ai appris que j’allais être maman de jumeaux, et il fallait assurer autant que je le pourrai.

Au quotidien j’ai souvent l’impression d'être nulle. Surtout quand je suis crevée, que je perds ma voix de Mary Poppins et que je vire direct « Cruella ». Mais je me rassure, après tout il y a des animaux qui mangent leurs petits, et je n'en suis pas là.





Et parfois, il y a une grosse crise. De celles qui ne laissent pas le temps pour hésiter, chouiner ou penser. L’accumulation de catastrophes du quotidien en 3/4 jours.


Samedi et dimanche, les garçons ont été malades 🤢. 8 machines et 4 Adiarils plus tard, je souffle un peu : les biberons avalés dimanche soir ne sont pas rendus et la nuit est bonne. #dimanchesoirespoir


Lundi, lorsque mes garçons jouent à faire tomber tous les livres de leur bibliothèque par terre, je descends comme d’habitude ma poussette et mes affaires (doudou et, sac à main...) en bas de mon escalier. J’habite dans un immeuble 1930 avec 4 bâtiments: 2 côté rue et 2 en fond de cour. Mon immeuble est au fond de la cour, j’habite au 1er étage. Bref: je remonte, j’enfile les deux manteaux, les deux cagoules, je ferme la porte, j’attrape les deux bébés et je descends. 6/7 minutes max se sont écoulées.

Plus de sac. Donc plus d’argent liquide, plus de cartes bleues, plus de téléphone (acheté il y a un mois), plus d’ordinateur du bureau, plus de pass Navigo...

Heureusement il me reste mes clés, un iPad (pour prévenir en FaceTime le bureau et mes parents) et mon passeport . Mais quand même: #Payetonlundi.


C'est pas fini. Dans la nuit de lundi à mardi, a 0h30, une petite voix crie « maman maman ». Je vais voir mon pauvre T qui a retapissé son lit. Je le câline, je le rhabille, je me change, je change les draps et je lance une machine. A 2h, bis repetita. A 3h, same player play again. A 4h, plus rien dans le ventre mais spasmes, salive...

À 7h, je rentre dans la chambre récupérer son frère qui est malade dans mes bras. Bref: enfants re-beurk. Crèche impossible. Je reste donc faire la maman infirmière sans moyens de travailler (ordi volé la veille, rappelez-vous). Mais j'ai de quoi m’occuper en faisant la lavandière avec le linge à laver, sécher, plier, ranger... #Mardivomi




Quand j’ecris ces lignes, on est mercredi matin, les enfants ont bien dormi, ils sont a la crèche, j’ai reçu un sms qui dit que ma carte bancaire est en route. La crise est passée.


Alors je me sens victorieuse, parce que j’ai bien géré. J’ai l’impression d’avoir réussi un gros stage commando particulièrement ardu dans la formation de maman. #warrior


J’imagine qu’on a toutes des accumulations de galères comme ça ...

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