Rechercher
  • Sophie

Résolutions 2019 reportées en 2020

J’ai déjà avoué ici que je ne suis pas du tout la maman que j’aurais imaginé être.

Il y a aussi des choses que je voudrais faire... mais force est de constater que je n’y arrive pas. Pas le temps, pas le courage, pas L’envie... c’est la fin de l’année: l’heure est au bilan de ce que j’ai loupé en 2020.


Honorer les invitations

J’ai vraiment mis ma vie sociale sur pause. Je sais que ça n’est pas définitif, et selon les semaines, ça me dérange plus ou moins. La vérité, c’est que je ne vois pas comment faire autrement. En moyenne je fais 2 dîners perso par mois, c’est tout. Mes excuses : je suis crevée, et il me faut une baby-sitter de confiance, et je dois assurer un certain nombre d’engagements de boulot le

soir ou prendre des trains tôt le matin: c’est déjà pas mal. Du coup, c’est vraiment beaucoup d’énergie de m’organiser pour sortir.

Et c’est pire si on me propose de venir quelque part avec mes enfants, je dis presque toujours non. Les gens pensent qu’ils sont habitués, que ce ne sont que des bébés. Ils sont sincères, d’ailleurs ils en ont eu eux-mêmes. Mais moi je sais que des jumeaux de 18 mois c’est une tornade qui s’abat sur un village de paille, sutout les miens : ils sont toniques, brusques, un peu fusionnels... c’est un euphémisme de dire que c’est intense. Et je suis persuadée que c´est plus trash que des enfants d’âges différent, il n’y en a aucun qui peut être raisonné. Alors plutôt que de passer 1 heure sur le qui-vive à surveiller mes enfants pour qu’ils ne cassent rien, à inventer des excuses pour justifier qu’ils s’accrochent à moi comme une moule à un rocher (il a mal aux dents depuis ce matin, désolée il est grognon il a mal dormi...), et à m’enfuir dès que je juge le niveau maximum de cris et de casse atteint... je refuse. Et je crains le regard des autres, celui qui dit « tu les as voulus... » ou sa variante « forcément ils ne sont pas disciplinés, ils n’ont pas de père ». Parce que c’est un regard que j’ai l’impression de voir tout le temps. Et je sais que je suis parano, mais je ne peux pas m’empêcher de penser qu’on me juge, et que le verdict est que je ne m’en sors pas. Dès qu’ils obéiront un peu, je dirai oui. Enfin: si on continue à m’inviter ...


Prendre des repas en famille

Je rêve du petit déjeuner de la famille Ricoré. Tous les trois autour de la même table, avant d’affronter la journée, chacun avec ses tartines et son biberon de lait ou de café.

La réalité, c’est que prendre un café chaud à proximité d’un de mes garçons est ultra dangereux, ils veulent tout goûter mais jettent souvent par terre sans même avoir essayé et leur patience est très très limitée quand ils demandent un refill de biberon. Je me suis adaptée, je me lève avant eux, je m’habille et je mange / bois mon café avant de passer les récupérer dans leurs lits. Et pour être tout à fait transparente : je crois que mes enfants ne m’ont vue à table qu’à de rares occasions. En général je mange quand ils dorment. Pas très fun...



Les petits pots industriels, ça tâche aussi bien que les purées "maison"




Cuisiner tous nos repas

Pendant mon congé maternité, j’étais formelle: mes enfants mangeront du bio / maison / local. Avant d'être enceinte, je mangeais mal, je faisais livrer des plats tout le temps, ... Alors je voulais faire mieux pour mes garçons. Assez vite j’ai créé des exceptions : quand on est en balade, c’est plus pratique les trucs industriels. Et puis est devenu quasiment toutes les compotes, pour éviter de leur donner tout le temps de la pomme et/ou de la banane... Mais depuis mon retour bureau, ils mangent en général du petit pot tout fait. J’arrive à me motiver de temps en temps et à cuisiner, mixer, congeler des recettes maison. Mais l’idée de faire à manger pour les enfants et pour moi des choses différentes... ça m’épuise. Alors je garde une partie de mes bonnes résolutions et je cuisine pour moi en évitant l’industriel et les livraisons, afin que les garçons me voient cuisiner « maison » mais j’attends qu’ils mangent « comme des grands » pour qu'ils en profitent.


Avoir les ongles faits

Quand les jumeaux sont nés, ils prenaient 8 biberons chacun par jour. C'est 16 biberons à laver, frotter, rincer, ... Donc mes mains étaient dans un sale état. Depuis, beaucoup moins de biberons (4 en tout), mais je n'arrive pas à trouver le temps de me faire des jolies mains. Cela dit: mes garçons sont fascinés par les mains aux ongles bien rouges, alors ça me donne envie de m'y remettre.


Allez, je commence tout ça en 2020! Pas forcément le 1/1 mais dans les 365 jours qui suivent.

  • Black Instagram Icon
  • Black Pinterest Icon