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  • Sophie

Le square avec des jumeaux


Vous êtes peut-être parent & citadin. Dans ce cas vous savez que l’après-midi au square est une étape incontournable de votre week-end.

La théorie c’est que les enfants se dépensent pendant que le parent s’asseoit sur un banc et les surveillent. J’avais hâte d’atteindre cette étape où je pourrais les laisser s’amuser, un podcast sur les oreilles, les yeux débordant de fierté. Le toboggan semblait être un vrai progrès par rapport à l’escalade du canapé.

La réalité est toute autre.



Retour du square avec les jumeaux


D’abord il y a beaucoup de monde (sauf quand il pleut des cordes, comme expliqué ici: dans ce cas il n’y a que nous, et quelques familles de jumeaux). Après une première sortie en total look Jacadi, on revoit sa stratégie : il vaut mieux leur mettre une tenue qui claque pour les repérer facilement, et si c’est ultra résistant c’est mieux.

Parce qu’avec deux enfants, on passe son temps à tourner la tête, comme le public de Roland Garros. Et si on en perd un de vue, c’est Où est Charlie avec 15 enfants qui ont la même cagoule et le même blouson. Note pour la prochaine fois: leur mettre un gilet jaune. Ça sera très joli avec la cagoule.


Le toboggan, le portillon, le cheval à ressorts, le portillon, le bac a sable, le portillon... je ne sais pas comment c’est ailleurs, mais à Paris les portillons sont une limite très théorique. Aucun de mes fils n’est freiné s’il décide de s’échapper: aucun système de sécurité. Le portillon se claque sur le grillage de l’autre côté. C’est tout. Pas de loquet, ni même de clanche... parfois, il y a un deuxième portillon, aussi mal fermé.

Les activités sont très appréciées de mes deux cascadeurs, avec un gros faible pour le toboggan. Mais voila: ils sont encore petits alors le mur d’escalade qui permet de monter est hors de portée. Je suis donc bonne pour soulever P&T et les installer en haut de la glissade. Et ça, chacun son tour, des dizaines de fois, sans que jamais ils ne se lassent. Note pour plus tard: prendre rendez-vous chez l’ostéopathe.

Le bac à sable attire beaucoup également, surtout quand on trouve un copain de la crèche qui joue. Chouette, je m’asseoit (enfin!). Sauf que T déteste le sable et court vers moi toutes les 2 minutes, les mains en avant, en pleurnichant pour se faire essuyer les mains. Note pour la prochaine fois: prendre une serviette de toilette pour essuyer les attractions quand il pleut, et pour ôter le sable des mains de T.


Autre sujet d’inquiétude : P. vole tous les jouets des autres enfants. Je réagis aussi vite que possible « Non mon p’tit loup, ce seau est au petit garçon / à la petite fille », en général, tout le monde comprend. Mais certains parents me fusillent du regard. Je suis à peu près convaincue que leur progéniture faisait pareil au même âge, mais je me dis qu’ils en sont probablement au 7ème kit seau/pelle depuis le début de l’année... Et rien n’est trop beau / trop gros pour mon petit cleptomane, il s’attaque à toutes les trottinettes du square. Note pour plus tard: demander au Père Noël des trottinettes.


Quand arrive le moment de rentrer à la maison : ils sont épuisés et sales. Il y a du sable partout sur la poussette, dans et sur les chaussures, dans tous les recoins de la doudoune, dans la capuche, sur la cagoule... il faudrait les déshabiller dans la rue et secouer la poussette pour éviter que l’appartement ne soit envahi. Mais j’ai peur que mes voisins appellent la DASS si, en plus des cris fréquents qui proviennent de mon appartement, ils me surprennent en train de mettre les garçons en body en pleine rue.


Une fois rentrés: le bain, biberon et au lit. Pour Maman aussi.

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