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  • Sophie

Le jardin d’acclimatation - Acte 1


Mes parents sont formidables. Ils s’occupent régulièrement de mes garçons, les emmènent au square, à faire de super promenades... le top du top en matière de grands parents. Mais même avec un casting en or et les meilleures intentions du monde, il y a des loupés.

Il y a quelques semaines ils m’expliquent qu’ils vont emmener les bébés au jardin d’acclimatation. Je pense que, compte tenu de leur âge, les garçons aimeront sûrement autant le square d’à côté. Mais ils m’emmenaient quand j’étais petite, ils ont aussi emmené ma nièce. Bref: il s’agit de poursuivre la tradition familiale.

Le principe est donc posé. Reste à décider quand: entre les horaires d’ouverture, l’heure des siestes, la plage des repas... dur dur de trouver un créneau qui fonctionne. Les garçons iront dimanche après-midi, et chouette il devrait faire beau, après la sieste et le goûter, avec ma voiture pour avoir les 2 sièges bébés. « Vous ne préférez pas y aller en bus? ». Non. J’accompagne la petite équipée pour montrer une fois de plus comment les sièges bébés fonctionnent, le pliage de la poussette...

Et là, le bonheur. Une prévision de 2 heures de calme, pour regarder des séries, en préparant un peu de compote, avec les lessives en arrière-plan.



Le square près de la maison, c'est bien, aussi...


45 minutes après le départ, la compote est en train de compoter, mon téléphone sonne. « On n’a pas réussi à se garer, il y a un monde de dingue, on rentre ». En même temps, un dimanche de grand soleil, les gens envahissent les rares espaces verts parisiens. « Quand on arrive, on te rend la voiture, et on emmène les garçons au square d’à côté. ».

Je me tiens prête à descendre récupérer ma voiture. 15 minutes passent. Une demie heure. 40 minutes. Le téléphone sonne « il y avait des bouchons, mais on est là, tu peux descendre ».

La voiture est stationnée devant une sortie de garage. Je sors la poussette du coffre, et je m’apprête à installer les bébés dedans. J’ouvre la portière de P. ... qui est joyeux mais couvert de vomi. Du cou jusqu’aux genoux. « Bah, vous n’aviez pas vu qu’il avait vomi?

Non, comment on aurait pu le savoir? »

Ça doit être l'instinct maternel, mais je pense à 3 pistes: en regardant dans les petits miroirs, au bruit, à l’odeur...


Quand ça veut pas, ça veut pas.

Je remonte donc mon garçon pour le changer intégralement. A mon retour, mon père a échangé vigoureusement avec un automobiliste qui souhaite accéder à son parking.

Les bébés sont enfin installés dans la poussette, je récupère la voiture et je me dirige vers le parking. Que je n’ai pas eu le temps d’atteindre avant d’avoir un nouvel appel « Bon, en fait il pleut, on les ramène chez toi. ». Quand ça veut pas, ça veut pas.

Pendant que je déhoussais le siège bébé de P et que je nettoyais intégralement la banquette arrière, (car P avait été discret mais productif), je me suis dit que j’avais bien de la chance d’avoir des parents qui avaient autant envie de faire plaisir à mes bébés.


La suite (parce qu’il y a une suite!) dans le prochain post.



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